Chirurgie de la Cheville et du Pied - Toulouse

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Le Pied et ses Pathologies



Hallux Rigidus




L’hallux rigidus  correspond aux manifestations douloureuses et gênantes de l’arthrose de l’articulation métatarso-phalangienne du gros orteil.
L’hallux rigidus, appelé également hallux limitus, est donc une maladie dégénérative de la première articulation métatarso-phalangienne ; son origine est le plus souvent inconnue (arthrose idiopathique).


Anatomie

L’hallux est le gros orteil : il est constitué de deux phalanges. Ces segments osseux s’articulent entre eux (articulation inter-phalangienne) et s’articulent en amont avec un autre os du pied, le premier métatarsien (articulation métatarso-phalangienne).


Pathologie

L’hallux rigidus , qui correspond donc à l’arthrose de l’articulation métatarso-phalangienne de l’hallux, résulte de l’usure du cartilage recouvrant la tête du 1er métatarsien et la base de la 1ère phalange.

Cette usure progressive entraîne des problèmes de glissements entre les surfaces articulaires ( un problème de « grippage » en quelque sorte) . L’arthrose peut même aboutir à la quasi disparition du cartilage, et le frottement « os contre os » des surfaces articulaires, sans revêtement de « glissement », aboutit à la production d’excroissances osseuses périphériques (« ostéophytes » ou « becs de perroquets ») qui déforment les articulations.


Manifestations cliniques

L’usure du cartilage et la production d’ostéophytes situés à proximité des surfaces articulaires diminuent progressivement les mobilités du gros orteil : l’articulation métatarsophalangienne perd sa mobilité et s’enraidit. Les extrémités osseuses, qui ne peuveant plus glisser harmonieusement l’une contre l’autre, deviennent de plus en plus douloureuses.

La raideur et la douleur s’aggravent progressivement ; elles se manifestent à la marche, lors du déroulé du pas et en flexion du gros orteil.

Les excroissances osseuses périphériques (ostéophytes) peuvent devenir volumineuses et entraîner une gêne au chaussage. Ces excroissances se développent principalement à la partie dorsale (au dessus) du gros orteil qui reste le plus souvent normalement axé (contrairement à l’hallux valgus).


Diagnostic de l’hallux rigidus

Le diagnostic est basé sur l’examen clinique qui met en évidence une articulation métatarso-phalangienne déformée par des ostéophytes péri-articulaires et possédant des mobilités limitées et douloureuses.

Les radiographies du pied suffisent généralement à confirmer le diagnostic :
- l’interligne articulaire de la 1ère articulation métatarso-phalangienne est le siège d’un pincement : la disparition du cartilage entraine un rapprochement  plus ou moins important des extrémités osseuses.
- des excroissances osseuses (ostéophytes) sont présentes et bordent les surfaces articulaires.

D’autres examens comme une IRM, un scanner, une scintigraphie peuvent également être demandés en complément.


Les traitements médicaux ( = prise en charge non chirurgicale)

La douleur peut être traitée par des antalgiques ou des anti-inflammatoires. En début d’évolution, les mobilités articulaires peuvent être entretenues par de la rééducation.

Dans certains cas, des injections intra-articulaires sont possibles (corticoïdes et/ou viscosupplémentation).

Quand les mobilités articulaires sont plus limitées et trop douloureuses, il est au contraire recherché une « rigidification » articulaire par des orthèses plantaires (semelles réalisées par un pédicure-podologue) ou l’adaptation d’un chaussage plus large et à semelle rigide.

Il n’existe pas de traitement véritablement curatif, et la maladie évolue assez souvent, lentement, vers une limitation importante des possibilités de  marche et de chaussage : la capacité à passer le pas diminue, l’appui sur l’avant pied devient difficile. Les excroissances osseuses autour du gros orteil entrent en conflit avec la chaussure. Il se forme des « bursites » et des cors qui, négligés, peuvent s’infecter. La bursite infectieuse peut même se compliquer d’ « arthrite » (infection de l’articulation) et d’ « ostéite » (infection de l’os) chez les patients les plus négligents ou les plus fragiles (diabétiques, artéritiques…).


Les traitements chirurgicaux

Ils sont proposés après échec des traitements médicaux et/ou podologiques, ou d’emblée en fonction de votre évolution.


Chirurgie "conservatrice"

Plusieurs interventions permettent de préserver les mobilités articulaires : elles consistent à enlever les ostéophytes péri-articulaires (« arthrolyse ») pour redonner un peu de mobilités et/ou à « décomprimer » l’articulation par des coupes osseuses spécifiques (« ostéotomies ») permettant de remettre en appui des zones de cartilage plus saines.


Chirurgie "non conservatrice"

- Parfois, la conservation des mobilités articulaires nécessite le recours à une prothèse métatarso-phalangienne.

- Dans d’autres cas, il peut être proposé un blocage définitif de l’articulation arthrosique : l’arthrodèse métatarsophalangienne consiste à reséquer les 2 versants articulaires, pour faire consolider les 2 segments osseux (métatarse et phalange) dans une position donnée. La déformation articulaire est ainsi corrigée de manière efficace et durable ; la douleur disparaît par résection de l’articulation douloureuse. Ce blocage s’effectue dans une position qui vous est propre, en fonction de la morphologie de votre pied ou de votre mode de chaussage notamment.



L’arthrodèse métatarso-phalangienne

L’arthrodèse métatarso-phalangienne permet une correction fiable et durable des hallux rigidus.

Elle entraîne cependant une diminution des mobilités de la colonne du premier orteil, en partie compensée par les articulations adjacentes. La gêne liée au blocage de l’articulation métatarso-phlangienne reste ainsi limitée, l’articulation située entre les deux phalanges (inter-phalangienne) suffisant généralement pour compenser cette perte de mobilité et vous permettre de dérouler le pas quasiment normalement.

Par contre, les modalités de chaussage peuvent en être modifiées, l’articulation inter-phalangienne ne pouvant s’adapter seule et autant qu’avant à une diversité importante de hauteur de talon. Du fait de la résection des surfaces articulaires, cette arthrodèse a également pour effet un léger raccourcissement de la longueur du 1er orteil d’environ 4 à 5 mm, ce qui ne modifie généralement pas le type ou la pointure de chaussage.


L’arthroplastie (prothèse) métatarso-phalangienne

Ces prothèses sont de matériaux et de forme très diverses.
Elles permettent le maintien d’une certaine mobilité articulaire, mais sont exposées à une durée de vie limitée de part leur usure et leur tenue osseuse.
Leur reprise chirurgicale peut exposer le chirurgien à des pertes de substances osseuses problématiques.


Les ostéotomies décomprimantes  &   les arthrolyses

Le but de ces ostéotomies est de décomprimer et de réorienter l’appui des surfaces articulaires sur des zones de cartilage plus saines. Ainsi, elles permettent de maintenir des mobilités articulaires modestes et peu douloureuses encore quelques années, le temps d’une dégradation plus complète.
Le but des arthrolyses est de retirer les ostéophytes péri-articulaires pour redonner un peu de mobilité et surtout éviter les conflits douloureux avec le chaussage.


POUR EN SAVOIR DAVANTAGE :

- Fiche informative de l'Association Française de Chirurgie du Pied  :  Hallux rigidus


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